La vérité sur l’art infirmier

La vérité sur l’art infirmier

Plus que jamais, la crise du coronavirus a montré l’importance de la profession infirmière. Cependant, un certain nombre de mythes tenaces subsistent. L’UGIB – Union Générale des Infirmiers de Belgique – attire l’attention sur ce point à l’occasion de la Journée de l’infirmière (le 12 mai).

Depuis la crise du coronavirus, plus personne ne doute du caractère indispensable, de l’importance et de l’utilité de la profession infirmière. Ces derniers mois, les infirmiers de Belgique et du monde entier ont montré qu’ils faisaient la différence, même dans les circonstances les plus pénibles. Nous pouvons compter sur eux. Ils sont là quand on a besoin d’eux. Cela n’a échappé à personne.

La population a applaudi, accroché des draps blancs et a qualifié les infirmiers « de héros » ou encore « d’anges ». Nous en sommes extrêmement reconnaissants. Mais aussi bizarre que cela puisse paraître, quand on pense aux soins infirmiers, on y associe automatiquement « le sale boulot » du linge et du change. Ces idées reçues ne rendent en rien justice à notre métier.

Expertise et dévouement

Les infirmiers sont avant tout des experts hautement qualifiés qui possèdent une formation scientifique, jouissent d’une vision clinique et travaillent de manière autonome ou en équipe avec d’autres experts.

Les infirmiers évoluent dans des contextes très variés : des salles d’opération aux centres de soins résidentiels, des hôpitaux de réadaptation aux centres pour grands brûlés, des services de gériatrie aux unités psychiatriques en passant par les établissements pour personnes handicapées.

De notre naissance à notre mort, les infirmiers sont là pour nous. Ils prennent soin de nos enfants, de nos adolescents, de nous, adultes, et de nos aînés. Ce qui les relie – en plus de leur expertise – c’est leur dévouement envers le patient et ses proches.

« Adopter un état d’esprit clinique, prendre conscience des liens, adopter une approche multidisciplinaire, prendre des responsabilités, dialoguer avec les patients – pour moi, c’est le cœur de notre métier. »
– Yentl, infirmière en gériatrie aiguë
 

« Je tire une grande satisfaction du contact avec les patients. En tant qu’infirmier, je suis formé pour poser des gestes techniques. Mais il y a toujours cette dimension supplémentaire. Quand je soigne une blessure, je soigne un être humain ».
– Jorick, étudiant en soins infirmiers

Des défis croissants

La profession infirmière est en constante évolution. Les défis sont de plus en plus nombreux. En voici cinq, en guise d’illustration :

    • la lourdeur croissante des soins ;
    • la complexité accrue ;
    • l’apparition constante de nouvelles technologies ;
    • le haut degré de spécialisation ;
    • l’approche multidisciplinaire.

Les séjours à l’hôpital sont de plus en plus courts. Alors qu’une opération nécessitait auparavant une hospitalisation de 3 semaines, on peut aujourd’hui rentrer chez soi après seulement trois jours. Les soins infirmiers à l’hôpital sont dès lors beaucoup plus intensifs. Les personnes âgées vivent chez elles le plus longtemps possible. Elles ne sont transférées dans un centre de soins résidentiels que lorsqu’elles ne s’en sortent vraiment plus. Cela renforce dès lors la lourdeur des soins requis dans les centres de soins résidentiels. Il en va de même à domicile : les patients regagnent plus tôt leur foyer après un séjour à l’hôpital et les personnes âgées ayant besoin de soins continuent de vivre chez elles plus longtemps. Cela accentue également la lourdeur des soins requis pour les infirmières à domicile.

Le vieillissement de la population n’est pas étranger à cette complexité croissante. Plus nous vivons longtemps, plus nous développons de maladies chroniques – deux, trois ou quatre – telles que l’hypertension artérielle, le diabète et problèmes rénaux, par exemple. Ces « comorbidités » (coexistence de plusieurs maladies) rendent plus complexes les soins infirmiers aux personnes âgées.

L’arrivée de nouvelles technologies, la numérisation et les nouvelles connaissances scientifiques constituent un troisième défi. L’éducation permanente, « l’apprentissage tout au long de la vie », n’est pas un luxe, mais une nécessité.

Une quatrième tendance est la spécialisation. À l’instar des médecins, les infirmiers se concentrent de plus en plus sur un seul domaine. Les infirmiers urgentistes, en soins intensifs, en soins psychiatriques, pédiatriques et gériatriques existent depuis déjà un certain temps. Mais saviez-vous qu’il existe également des spécialisations dans le traitement du diabète, dans le traitement des plaies et dans des domaines tels que les maladies rénales, les soins par cathéter et la néonatologie[1] ? La liste est presque infinie. Ces infirmiers sont des experts hautement qualifiés dans leur branche, tout comme les médecins avec lesquels ils travaillent toujours en étroite collaboration.

Cela nous amène à la coopération multidisciplinaire. L’infirmier est un expert dans son domaine, mais il travaille main dans la main avec une équipe d’autres infirmiers, médecins, thérapeutes, soignants et généralistes. Ce personnel forme une équipe d’experts égaux qui, ensemble, prennent en charge les soins du patient ou du résident. Au sein de cette équipe, l’infirmier est le pivot central. Après tout, c’est lui qui est le plus proche du patient ou du résident et qui le connaît le mieux.

« En tant qu’infirmière, c’est moi qui connais le mieux les patients. J’ai une image globale de la situation. À partir de mes connaissances, je donne régulièrement mon avis, voire des conseils, au médecin, au kinésithérapeute ou à l’ergothérapeute. Mon opinion compte. »
– Lesley, infirmière dans un hôpital de réadaptation

À chaque cas sa spécificité

La première chose qui nous vient à l’esprit quand on parle d’infirmier est l’hôpital. Toutefois, l’art infirmier va bien au-delà et est bien plus diversifié. À chaque cas, sa spécificité. Prenons l’exemple des soins aux personnes âgées. Vous avez dit « sale boulot » ? Rien de plus faux.

Dans un centre de soins résidentiels, par exemple, la présence d’un médecin est très limitée. La plupart du temps, l’infirmier est la première personne de contact pour les plaintes et le suivi médical. L’infirmier observe les résidents, estime leurs besoins sur la base d’un raisonnement clinique, assure le suivi de leur médication et décide quand il faut appeler un médecin. Il est le trait d’union avec le médecin généraliste, les aidants proches et les autres partenaires de soins internes et externes. Et oui, tout comme l’équipe de soignants, il contribue également aux soins d’hygiène.

Les soins infirmiers à domicile dépassent de loin ce que l’on pourrait imaginer. Quoique souvent soutenus par une équipe, les infirmiers à domicile se rendent seuls au domicile du patient. Ils portent une grande responsabilité. Ils voient le patient à son domicile et sont idéalement placés pour évaluer la faisabilité des soins et apporter les ajustements nécessaires. Ils soignent les plaies et posent d’autres gestes techniques, apportent un soutien psychologique, assistent les patients pendant la phase palliative, dispensent une éducation sanitaire, consultent l’aidant proche et assurent la coordination avec le médecin généraliste et les autres partenaires de soins. Même la chimiothérapie pour les patients atteints de cancer est désormais prodiguée à domicile par des infirmiers spécialisés en oncologie.

La vérité sur l’art infirmier

La vérité est que les infirmiers (dans les soins aux personnes âgées comme dans d’autres contextes) font bien plus que prodiguer des soins d’hygiène et discuter avec les patients ou les résidents. La vérité est qu’ils ne se considèrent pas non plus comme des héros.

Ils se considèrent comme des experts. Comme des professionnels hautement qualifiés au grand cœur, toujours là quand on a besoin d’eux, aussi et surtout dans les moments les plus difficiles.

Chaque infirmière, chaque infirmier est unique. Il y a des infirmiers brevetés, des bacheliers et des masters. Il y a ceux qui vivent de stress et d’adrénaline, ceux qui s’intéressent aux aînés ou aux personnes mentalement vulnérables. Certains se spécialisent dans un domaine spécifique, d’autres préfèrent les soins infirmiers généraux. Certains préfèrent travailler de manière indépendante, d’autres se sentent plus à l’aise entourés d’une équipe. Le plus beau, c’est que chacun trouve sa place unique en tant qu’expert en soins de santé.

« J’ai travaillé dans un bloc opératoire pendant des années. Plus tard, je suis devenu infirmier indépendant à domicile. Cette pratique s’est progressivement développée. Aujourd’hui, je dirige une équipe de cinquante infirmières à domicile. En plus du métier d’infirmier, je cumule à présent les rôles de manager, chef d’entreprise, responsable des ressources humaines et du marketing. Je fais partie du conseil régional des soins de santé et pendant la crise de la COVID-19, j’ai fait du bénévolat dans un centre de soins résidentiels. Je ne connais pas de métier offrant plus d’opportunités et qui soit plus polyvalent que celui d’infirmier. »
– Bas, infirmier indépendant en soins à domicile, comptant 50 employés

Ne vénérez pas les infirmiers comme des héros. Considérez-les comme des experts professionnels sur lesquels vous pourrez toujours compter.

 

Quelques témoignages

« En tant qu’infirmière, je suis très proche des gens. Je peux aborder des sujets qu’ils évitent même avec leur meilleur ami ou avec leurs enfants. Nous osons aborder les tabous. La mémoire qui fait de plus en plus défaut au patient, par exemple. Ou encore une situation familiale difficile. Chaque foyer porte sa croix. C’est un privilège d’être aussi proche de quelqu’un et de pouvoir l’aider. »

– Yentl, infirmière en gériatrie aiguë

 

« Dans un centre de soins résidentiels, l’infirmière est le pilier des soins du résident. Nous avons la chance de bien connaître chaque résident. Un lien étroit se crée, les patients nous mettent en confiance et nous sont reconnaissants si l’on respecte leur personne et leurs souhaits. Pour la famille et le médecin généraliste, nous sommes la personne de contact, tout simplement parce que nous sommes très proches du résident. »

– Steffie, infirmière dans un centre de soins résidentiels

 

« Certains patients veulent parler, d’autres souhaitent simplement le calme. L’un voudra peut-être discuter de la pluie et du beau temps, tandis que l’autre aura peut-être besoin d’une conversation profonde sur le sens de la vie. En tant qu’infirmière, on développe un sens pour ce genre de choses. Je ne m’impose jamais, mais je reste toujours disponible. Chaque personne est différente. Que puis-je faire pour vous ? C’est la question qui m’importe. »

– Frauke, étudiante stagiaire en soins infirmiers

 

« Le secteur des soins de santé est en constante évolution, ce qui influence également la profession infirmière. En psychiatrie, j’ai aujourd’hui beaucoup plus de contacts avec des collègues d’autres organisations. Nos équipes mobiles rendent également plus souvent visite aux patients à leur domicile. Tout cela a trait à la socialisation des soins et ne fait que rendre mon travail plus passionnant. »

– Guanito, infirmier en psychiatrie

 

« On reconnaît immédiatement un infirmier à son dynamisme. On l’a remarqué une fois de plus pendant la crise de la COVID-19. Infirmiers urgentistes, gériatriques, militaires, à domicile… nous travaillons main dans la main, nous nous élevons les uns les autres à un niveau supérieur et ensemble, nous y parvenons. N’est-ce pas merveilleux ? »

– Bas, infirmier indépendant en soins à domicile, comptant 50 employés

 

« Les gens nous disent souvent : “Waouh, je vois que vous aimez vraiment votre travail, ça se voit et ça se sent.” C’est en effet le cas. En tant qu’infirmière et éducatrice en diabétologie, j’éprouve une grande satisfaction à accorder une attention personnalisée à chaque patient. J’envisage mon patient de manière holistique. Le diabète entraîne de sévères répercussions sur le plan physique, mais aussi sur le plan mental. Selon les patients, je mets davantage l’accent sur l’information concernant les médicaments, l’exercice physique, une alimentation saine, etc. J’aborde toujours mes patients avec beaucoup de respect et je m’adapte à leur rythme. »

– Cynthia Descheemaeker, infirmière à domicile et éducatrice en diabétologie

[1] Infirmier spécialisé en Pédiatrie et en Néonatologie.


Les normes et la qualité des soins en MRS

Les normes et la qualité des soins en MRS : propositions d’indicateurs de suivi et recommandations.

Une recherche qui vise à établir les indicateurs de qualité utiles dans la pratique infirmière en maison de repos et de soins, relativement faciles à enregistrer, et qui ne stigmatisent pas certaines institutions en fonction de la population accueillie.

Les résultats de l’étude seront également présentés lors d’un webinaire gratuit (inscriptions obligatoires pour recevoir une attestation) le lundi 7 juin 2021 de 18h30 à19h30.

Une traduction simultanée dans les trois langues nationales est prévue pour le webinaire

Résumé

Les institutions résidentielles pour personnes âgées font face à une évolution considérable ces dernières années. En effet, leur fonction ne se limite pas à un hébergement, mais concerne de plus en plus la prise en soins de personnes présentant des conditions médicales complexes et nécessitant des soins infirmiers ainsi qu’une assistance logistique.

Les professionnels de la santé ont la volonté de fournir des soins de qualité, de contribuer à la bonne santé des résidents et aussi de les satisfaire au quotidien. La crise sanitaire actuelle a mis en évidence l’importance du travail effectué dans les institutions, et la nécessité de donner des moyens pour garantir des soins de qualité.

La notion de qualité est très souvent liée à des valeurs subjectives et il est difficile de juger la qualité d’une institution ou la qualité des soins qui y sont dispensés. L’utilisation systématique d’indicateurs est une pratique de plus en plus courante dans de nombreux pays et permet de suivre l’évolution de la qualité et l’investissement nécessaire sur chaque aspect des soins.

Cette recherche vise à établir les indicateurs de qualité utiles dans la pratique infirmière en maison de repos et de soins.

Pour ce faire, nous avons recherché dans la littérature scientifique, les recommandations en termes de suivi d’indicateurs de qualité, d’encadrement en personnel, et de gouvernance des institutions résidentielles pour personnes âgées. Les résultats de la recherche ont été proposés à un focus group constitué de professionnels se prévalant d’une expertise en MRS afin de s’adapter au mieux au contexte belge, à la pratique clinique en maison de repos et aux besoins des professionnels de la santé.

En conclusion, nous recommandons de recourir à des indicateurs pour assurer le suivi tant de la qualité que de l’encadrement en personnel dans un établissement. D’autres éléments importants à retenir également concernent le leadership clinique et hiérarchique de la profession infirmière, ainsi que la formation continue et la présence d’un panel de professions complémentaires au sein des institutions.


Rapport Annuel 2020

Le rapport annuel donne un aperçu des activités de l’UGIB en 2020. Une année au cours de laquelle l’UGIB a continué à travailler, grâce à ses membres, pour le développement de qualité de la profession et le bien-être au travail des infirmiers. En défendant constamment nos points de vue et nos valeurs, nous avons influencé le processus décisionnel et l’opinion publique sur la profession et les soins infirmiers.

Rapport Annuel 2020


POWER TO CARE (mars 2021)

La pression sur les soignants, les travailleurs sociaux et les aidants prochesest déjà élevée et augmentera encore plus pendant la crise du COVID-19. Il est nécessaire de mesurer leur bien-être afin d’assurer un suivi adéquat de tout signal d’alarme.

L’enquête POWER TO CARE est le successeur national du baromètre ZorgSamen, réalisé par la KULeuven, dont quatre éditions ont eu lieu en Flandre entre avril et octobre 2020. La première enquête nationale POWER TO CARE s’est déroulée du 8 au 15 décembre 2020. La deuxième enquête nationale s’est déroulée du mardi 16 mars 2021 au vendredi 26 mars 2021.

Lire plus:

POWER TO CARE. L’enquête sur le bien-être des personnes et professionnels d’aide et de soin. Principaux résultats de la deuxième enquête nationale, mars 2021.


Podcast : L’hôpital qui chavire

« L’hôpital qui chavire, un reportage sonore réalisé dans les hôpitaux publics, semi publics et universitaires, consacré au mal être du personnel hospitalier. En cherchant à répondre à la question de savoir ce qui rend le personnel hospitalier malade, le micro de Catherine Joie met en évidence le dangereux basculement du monde du soin vers celui de l’entreprise via l’encodage des données.

De quoi souffre-t-on lorsqu’on travaille à l’hôpital ? Après six mois d’enquête Santé, voici “L’hôpital qui chavire”, un documentaire sonore (34 min) sur les causes profondes de la souffrance à l’hôpital. La perte de sens est telle, chez les soignant·es, que certain·es quittent le navire. La survie du système hospitalier est en jeu.

Le “burnout” du personnel soignant n’est plus un secret. Le mal-être fait désormais partie du quotidien quand on travaille à l’hôpital. En décembre 2020, 56 % du personnel soignant (hôpitaux et maisons de repos) se disait fatigué et 51 % mis sous pression, contre 38 % et 34 % avant la crise sanitaire.

Cependant, le problème est bien plus vaste qu’une série d’épuisements professionnels et de fatigues chroniques.

“L’hôpital qui chavire” est une enquête sonore qui analyse, en trois chapitres, les véritables causes du mal-être à l’hôpital : la cadence quotidienne, la déshumanisation du personnel de soin et l’omniprésence de l’ordinateur.« *

*par Medor

Lire plus :  Podcast : L’hôpital qui chavire – Médor (medor.coop)

Podcast également accessible via rtbf auvio : Transversales : L’hôpital qui chavire sur Auvio (rtbf.be)


Statistiques annuelles des professionnels des soins de santé en Belgique 2020

Le SPF Santé publique, sécurité de la chaîne alimentaire et environnement a publié le rapport « Statistiques annuelles des professionnels des soins de santé 2020 » accessible sur leur site ici.

« Statistiques annuelles des professionnels des soins de santé en Belgique : nombre de professionnels au 31/12/2020 et influx 2020.
Pour chaque titre professionnel existant dans les soins de santé, des statistiques sont ventilées selon les régions et provinces de domicile, par tranche d’âge et selon le sexe des personnes enregistrées au 31/12/2020 dans la banque de données fédérale des professionnels des soins de santé. Les données reprennent le « stock » de professionnels en droit d’exercer, ainsi que les nouveaux entrants pour l’année écoulée. »

HWF STATAN 2020


112th General Assembly of the European Federation of Nurses Associations (EFN)

15 april 2021

L’Union Générale des Infirmiers de Belgique is a member of EFN.

The EFN Members’ National Nurses Associations met online, on 15 April 2021, for the Spring EFN General Assembly, focusing on key points to take EFN EU lobby work further, and to get political results within the EU Institutions, especially in this difficult time of the COVID-19 crisis.

Ana Rita Cavaco, Ordem dos Enfermeiros President, welcomed the EFN Members to the General Assembly, stressing that “We are living turbulent times, the health situation across Europe is still extremely uncertain and delicate. The impact of the pandemic on the economy and society are unprecedented. Nurses are the backbone of all communities and with growing healthcare demands, we cannot allow the number of experienced nurses to continue to leave the profession. There is an urgent need to support and retain our current workforce. We need to make our voice heard and we need urgent actions from governments, including making improvements to pay and working conditions, and provide the appropriate mental health support to help them deal with the traumas of the past year.”

This was a good opportunity to share key information on the European Commission 2021 priorities and to emphasise the importance of following up the Action Plan of the European Pillar of Social Rights, to seize the opportunities for a healthy recovery post COVID-19, including the Multiannual Financial Framework 2021-2027 and the NextGenerationEU, also known as “Recovery Fund or Recovery Plan”, crucial instruments to build the resilience of the nursing workforce in the EU. Within this context of recovery, it is important to implement the EFN Workforce Matrix 3+1, which builds on the EU Directive 2013/55/EU and the EFN Competency Framework for General Care Nurses. The importance of qualified and competent nursing personnel is intrinsically linked to appropriate, safe and high-quality care for all patient and citizens in all health settings.

The EFN Members discussed and approved 3 key Policy Statements: on “Nurses’ Mentorship”, linked to the EFN EU Project QualMent; on the “Gender-Based Violence Against Nurses”; and one on “Nurses Co-Designing Artificial Intelligence Tools”. The involvement of EFN in 4 EU-funded projects as end-user partner is key to translate EFN Position Statements into frontline practice. The EFN is currently involved in QualMent, coming to end in September 2021; in 2 EHR H2020 projects InteropEHRate and Smart4Health; and IMMUNION, just launched, focusing on vaccination hesitance, linking to the work of the Coalition for Vaccination for Healthcare Professionals, of which EFN is a co-chair, together with CPME and PGEU.

The EFN Members also provided information on the possible gender or profession-based violence and/or discrimination that nurses may be experiencing at the national level. This valuable information is extremely important for the EFN to lobby the EU institutions, and in particular the European Commission, DG Justice, when they publish new funding and tender opportunities on EU Projects for tackling these issues, and make sure nurses are better prepared, protected and supported.

Finally, the EFN Members reaffirmed their dedicated commitment to ensuring that nurses’ united voice is heard at EU level and considered in the design of fit-for-purpose policies that affect the nursing profession. The Pact for Skills, especially digital skills, is an important EU action to build resilience. The COVID-19 pandemic still has an enormous impact across all layers of society. During such times of health crisis, it is vitally important to support frontline nurses, to respond to the challenges without compromising their safety and wellbeing, and to continue to encourage investment in the nursing workforce to combat the enormous shortages.


Questions fréquentes sur le vaccin AstraZeneca

En tant qu’infirmiers vous êtes autorisés à vacciner. Vous recevez des questions concernant le vaccin AstraZeneca.
La FAQ peut vous aider à y répondre. Les réponses ont été rédigées/révisées par le Pr Pierre Van Damme.

Exemples de questions:

  • Pourquoi le vaccin AstraZeneca peut-il être administré aux personnes de plus de 55 ans maintenant, et qu’il ne le pouvait pas il y a un mois ?
  • Une personne qui a déjà été vaccinée une fois avec le vaccin AstraZeneca peut-elle recevoir une seconde dose avec un autre vaccin ?
    J’ai déjà reçu la première dose et j’ai un doute sur la deuxième. Existe-t-il une alternative ?
  • …

Pour en savoir plus :

FAQ AZ QA en Français avril 2021

FAQ AZ QA en Néerlandais avril 2021

FAQ AZ QA en Allemand avril 2021
FAQ AZ QA en Anglais avril 2021

 

Pour aller plus loin, l’avis publié de European Medicines Agency (EMA) sur l’AsraZeneca le 7 avril 2021 : « AstraZeneca’s COVID-19 vaccine: EMA finds possible link to very rare cases of unusual blood clots with low blood platelets« 


Prolongation de la Loi du 6 novembre 2020!

Le 30 mars 2021, deux arrêtés royaux publiés au Moniteur Belge ont prolongé la Loi du 6 novembre 2020 jusqu’au 1er octobre 2021 !

La loi du 6 novembre autorise des personnes non légalement qualifiées à exercer, dans le cadre de l’épidémie de coronavirus COVID-19, des activités relevant de l’art infirmier est prolongé de six mois.

En novembre dernier, l’Union Générale des Infirmiers de Belgique était contre l’adoption de cette loi. Aujourd’hui l’UGIB est contre sa prolongation.

En effet, un an après le début de la pandémie en Belgique, nous ne sommes plus dans « l’urgence » et rien ne justifie la prolongation de cette loi. L’UGIB est inquiet des abus liés à une mauvaise interprétation de cette loi.

Pour rappel, le système de cascade prévu dans la loi doit être respecté. Concrètement cela signifie il ne doit avoir plus aucun infirmier, ni aucune réserve infirmière (comme les intérims, volontaires, administratifs, pensionnés, enseignants) de disponible pour procurer des soins avant de recourir à cette loi et donc à de la délégation.

Pour l’UGIB toute personne/structure ne respectant pas et/ou contournant la loi devrait être poursuivi et sanctionné.

Vous trouverez ci-dessous les liens vers les arrêtés royaux concernés.

25 MARS 2021. — Arrêté royal portant exécution de l’article 4, alinéa 2, de la loi du 6 novembre 2020 en vue d’autoriser des personnes non légalement qualifiées à exercer, dans le cadre de l’épidémie de coronavirus COVID-19, des activités relevant de l’art infirmier

25 MARS 2021. — Arrêté royal modifiant l’arrêté royal du 13 décembre 2020 portant exécution de l’article 3, § 2 de la loi du 6 novembre 2020 en vue d’autoriser des personnes non légalement qualifiées à exercer, dans le cadre de l’épidémie de coronavirus COVID-19, des activités relevant de l’art infirmier

L’annexe à l’arrêté royal portant exécution de l’article 3, § 2 de la loi du 6 novembre 2020 en vue d’autoriser des personnes non légalement qualifiées à exercer, dans le cadre de l’épidémie de coronavirus COVID-19, des activités relevant de l’art infirmier reprend la liste des activités qui sont exclues des activités autorisées en vertu de l’article 2 de la loi du 6 novembre 2020 en vue d’autoriser des personnes non légalement qualifiées à exercer, dans le cadre de l’épidémie de coronavirus COVID-19, des activités relevant de l’art infirmier.

Vous trouverez les activités exclues via le lien ci-dessous.

13 DECEMBRE 2020. – Arrêté royal portant exécution de l’article 3, § 2 de la loi du 6 novembre 2020 en vue d’autoriser des personnes non légalement qualifiées à exercer, dans le cadre de l’épidémie de coronavirus COVID-19, des activités relevant de l’art infirmier

 

Attention, l’AR du 25 mars 2021 exclue également les soins de plaies des actes délégables.


Evolution Campagne de vaccination Covid-19 - Vidéo & Présentations

Webinaire sur l’évolution de la campagne de vaccination Covid-19 – Vidéo & Présentations

Le lundi 8 février 2021, l’Union Générale des Infirmier(e)s de Belgique (AUVB-UGIB-AKVB) a organisé un webinaire sur l’évolution de la campagne de vaccination Covid-19.

L’objectif était d’informer sur l’évolution de la campagne de vaccination, de faire un état des lieux et de répondre à vos questions.

Ce webinaire fait la continuité du webinaire sur la campagne de vaccination Covid-19 réalisé le 4 janvier 2021.

La vidéo et la présentation des orateurs sont disponibles via les liens ci-dessous.

Au programme 

Modération par Mr Arnaud Bruyneel, Infirmier, PhD in Public Health ULB

18:30-18:35 : Mot d’accueil et les objectifs de ce webinaire par Mr Adrien Dufour, porte-parole fédéral de l’AUVB-UGIB-AKVB

18h35-18h45:  Etat des lieux: Organisation de la campagne de vaccination en Belgique par Mr Yvon Englert Gynécologue et délégué général Covid-19 pour la Wallonie

18h45-18:55:  Etat des lieux: Avantages et inconvénients d’un vaccin par Mme Erika Vlieghe, médecin-interniste et infectiologue, commissaire de l’équipe corona

18:55-19:05:  Etat des lieux: Efficacité et sécurité par Mr Jean-Michel Dogné, directeur du département de pharmacie de l’université de Namur et membre du Comité mondial de sécurité des vaccins de l’OMS

19:05-19:10: Points d’attentions relatifs aux soins infirmiers lors de l’administration des différents vaccins disponibles par Mme Marijke Quaghebeur – infirmière spécialiste – Hôpital universitaire de Gand -service d’hématologie & par Mr. Kristof Muylaert – responsable dans le domaine des soins palliatifs & oncologie – collaborateur relations externe & innovation WGK

19:10-20:00: Questions et réponses

Vidéo